La soudaine apparition du sandre à la fin des années 60,

suivie par la mise au point de techniques et matériels spécifiques,
a entraîné un extraordinaire développement de la pêche des carnassiers en France.

Même si les tableaux faciles appartiennent aujourd'hui au passé, l'arrivée récente du silure (voire rubrique SILURE), le retour en force du black-bass et la stabilisation des populations de sandres et brochets offrent des possibilités de captures aussi diverses que variées.


Sans oublier la perche qui est également très présente.


Cette relative "opulence" ne doit pourtant pas faire oublier qu'il est du devoir de chaque pêcheur de préserver l'avenir de la pêche des carnassiers par un prélèvement raisonnable, certains l'ayant compris pratiquent déjà le NO-KILL (remise à l'eau du poisson), à l'exception des cours d'eau de première catégorie où la relâche des carnassiers, déclarés nuisibles envers les salmonidés notamment, est formellement interdite par la loi.

Tous ces poissons préfèrent généralement les cours d'eau assez profonds et les grandes fosses de barrages.
Sédentaires, ils opèrent souvent depuis un poste fixe d'affût, le long d'arbres morts ou rochers immergés.
Contrairement aux autres carnassiers qui affectionnent la vie communautaire et attaquent en banc, les gros brochets sont plus solitaires et n'hésitent pas à attaquer et manger un congénère gênant.
Couramment pratiquée du bord, au posé ou au manié, la pêche peut aussi s'effectuer en bateau pour prospecter de plus grandes zones de pêche et accéder à des postes difficilement praticables depuis la berge.

Le comportement alimentaire carnassier de ces poissons très agressifs les pousse d'instinct à se nourrir d'autres poissons.
A moindre effort, ils préfèrent chasser en priorité des poissons malades ou blessés, assainissant et régulant ainsi l'écosystème.
Ils leur arrivent aussi d'attaquer pour défendre leur territoire.
Les techniques de pêche s'inspirent largement de ce comportement en proposant soit des appâts (poissons morts ou vifs) posés sur le fond, soit des leurres ou des poissons animés (maniés) pour déclencher un réflexe d'agressivité.
L'attaque est souvent brutale et puissante, et le combat passionnant !
Les périodes les plus propices se situent en début du printemps ou de la fin de l'automne jusqu'à l'hiver.
C'est en effet quand le poisson blanc se fait plus rare qu'il faut sortir vos cannes,
notamment le soir ou tôt le matin.

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LE BROCHET


Classe : Poissons

Ordre : Esociformes

Famille : Esocidae


Genre et Espéce : Esox
(Esox Lucius)

Description :

Le brochet est présent dans presque toutes les eaux douces françaises et parfois dans les eaux légèrement saumâtres.
Son aire de dispersion naturelle s'étend à toute l'Europe.
Le corps du brochet est allongé en forme de fuseau.
Sa perfection hydrodynamique et la position rejetée en arrière de la dorsale et de l'anale, à la façon d'un empennage de flèche, révèlent l'aptitude du poisson aux attaques fulgurantes.
La tête se termine par un museau aplati évoquant un bec de canard.
La mâchoire inférieure est prognathe, la bouche largement fendue, armée de 700 dents implantées sur les mâchoires, la voûte et le plancher de la gueule.
La tête est semée de 37 pores sensitifs de même nature et ayant la même fonction que la ligne latérale.
Les yeux, situés vers le sommet du crâne, permettent l'observation vers le haut.
On trouve des brochets de forme courte (petite tête, corps massif et court), qui caractérise en général les poissons des eaux calmes et riches en nourriture, et les brochets de forme longue (tête grosse, corps allongé et nerveux), typique des poissons de pleine eau courante.


Reproduction :

La reproduction des brochets s'effectue lorsque la température de l'eau se situe entre 9 et 11°C.
Mâles et femelles convergent vers les lieux de frai.
Les géniteurs remontent jusque dans les fossés remplis d'eau, ou recherchent les parties les moins profondes d'une pièce d'eau.
Les femelles, selon leur poids, peuvent pondre jusqu'à plusieurs centaines de millier d'œufs jaunes orangés, de 1 mm de diamètre qu'elles déposent à faible profondeur, parmi les joncs et autres plantes aquatiques.
Ces œufs sont fécondés par plusieurs mâles, en général plus petits que la femelle.
L'éclosion a lieu dans les 15 à 20 jours qui suivent.
La larve demeure attachée à la végétation en position verticale, vésicule résorbée ; dès qu'il prend une position horizontale, le brocheton se met en quête de proies : zooplancton au début, ensuite petites larves, puis alevins de toutes espèces, y compris les congénères.
Le cannibalisme est un problème en ésociculture.
La croissance du brochet est rapide en milieu favorable, surtout pendant les premières années.
Le jeune brochet se nomme brocheton, carreau, lanceron, sifflet, manche de couteau…

Nourriture :


Le brochet est un poisson carnassier.
Il se trouve placé à l'extrémité d'une chaîne alimentaire biologique, où il joue un double rôle : assurer la continuité de l'espèce et participer à l'équilibre de son biotope.
Un brocheton, dans sa première année, prélève une moyenne de 15 à 17% de son poids sur le zooplancton, et seulement 10 à 12% si sa nourriture se compose exclusivement de petits poissons.
Dans sa deuxième année, il se nourrit de 10% de son poids de larves aquatiques et de 3 à 5% de poissons.
Par la suite, ses périodes d'appétence, pendant lesquelles il peut absorber des proies atteignant le tiers de son propre poids, sont séparées par plusieurs jours d'inappétence.
Dans des conditions moyennes, il faut au brochet 4 à 6 kg de poisson fourrage pour un gain de 1 kg...
Pour bien saisir le mécanisme de la chaîne alimentaire biologique, et voir que le brochet en constitue un maillon indispensable, prenons l'exemple du gardon et de la perche, qui dans les plans d'eau où les trois espèces cohabitent, constituent de 60 à 80% de la nourriture du brochet.
Les données moyennes sont les suivantes :
- brochet : frai en février-mars ; pouvoir de reproduction relativement faible ; cannibalisme ; grand carnassier.
- perche : frai en mars-avril ; fort pouvoir de reproduction ; cannibalisme ; petit carnassier.


- gardon : frai en mai-juin ; très fort pouvoir de reproduction ; non carnassier.
Il apparaît clairement que l'échelonnement des périodes de frai permet aux jeunes brochets de limiter la densité des alevins de perches, dont la sur densité constituerait un danger pour la population en gardons naissant après eux.
Par contre, ces derniers sont eux-mêmes efficacement limités par les perches, sinon, leur excès entraînerait une inéluctable dégradation du biotope dans sa capacité biogénique.
Par ailleurs, on note l'accroissement du pouvoir de reproduction des espèces placées en situation de proie et le cannibalisme qui intervient comme un ultime moyen d'auto limitation, bien qu'il ne soit pas suffisant pour empêcher radicalement un peuplement pléthorique conduisant à un nanisme de l'espèce.
A propos de ce poisson, il convient de s'en tenir à une observation objective et se garder des idées reçues et des interprétations anthropomorphiques et moralistes.
Tout cela étant entendu et admis, comment est-il possible de continuer à voir dans le brochet un ravageur qu'il faut détruire avec acharnement pour qu'il ne fasse pas disparaître les autres espèces, alors qu'il joue un rôle déterminant dans leur survie ?
Et encore convient-il bien de garder à l'esprit le fait que le brochet est le principal agent de la sélection naturelle, qui permet aux souches spécifiques de demeurer saines et vigoureuses, puisqu'il ne parvient à attraper, la plupart du temps, que les sujets les moins aptes, les poissons malades ou blessés, les parasités, les mal-venus, etc.

Le brochet est affublé de nombreux surnoms : broc, bec, bec-de-canard, gros bec, béquet, brocheton, brochette, brouché, buché, filaton, flute, goulu, grand-bec, grand-gousier, lanceron, lançon, luceau, pognan, pogneau, poignard, sifflet, gobe poisson, fusil, requin de rivière ou d'eau douce.



LE SANDRE


Classe : Poissons

Ordre : Perciformes

Famille : Percidae

Genre et Espéce : Sander
(Sander)

Description :
Le sandre est originaire d’Europe centrale (bassin du Danube). Sa présence est signalée vers 1923 dans le bassin du Rhin. De là, le sandre serait passé dans le bassin de la Saône, puis le Rhône, et il aurait trouvé un biotope particulièrement favorable dans le delta de ce dernier fleuve. En 1953 fut créée la première société française de pisciculture de sandres, qui est à l’origine du succès de l’acclimatation de ce poisson dans notre pays. Maintenant le sandre est pratiquement présent dans toute la France, sauf dans les eaux où dominent les salmonidés. Les grands lacs de retenue de basse et moyenne altitude sont particulièrement favorables à son développement.

Le sandre est pourvu de deux nageoires dorsales séparées par un court intervalle ; la première a 14 rayons épineux, la seconde débute par un ou deux rayons épineux et comporte 19 à 23 rayons mous. La tête, relativement petite, se termine par une bouche grande et garnie de dents dont 6 particulièrement bien développées (canines). Le corps est allongé pourvu de nombreuses écailles d’aspect rugueux ; la ligne latérale se prolonge sur le début de la nageoire caudale ; le dos est verdâtre, les flancs d’un vert-jaune marqués par 9 à 11 bandes verticales sombres ; le ventre est blanchâtre. Les sujets pêchés pèsent souvent de 1 à 2 kg, mais certains individus atteignent 1 m et 10 kg.


Reproduction :

Le sandre se reproduit, en général, d’avril à juin, lorsque l’eau atteint une température de 12 à 15°C. Il recherche alors les fonds propres (graviers, sable), garnis de végétation courte et assez dure, de fines racines enchevêtrées, de tiges herbacées noyées. En l’absence de ces éléments, il peut frayer sur des cailloutis et même des débris de briques et de tuiles. C’est là, pourvu que le courant soit nul ou faible, que le mâle prépare un nid dans une faible profondeur d’eau. En général il y a un mâle et une femelle par nid, mais selon le rapport des sexes, il peur y avoir un seul mâle pour plusieurs femelles et vice versa. Le mâle garde le nid pendant les premiers jours de l’incubation et peut se montrer très agressif.

La croissance du sandre est rapide : 2 étés, 1 livre ; 3 étés, 3 livres ; 6 étés, 7 à 8 livres. Actuellement, en France, les pêcheurs peuvent capturer couramment des sujets pesant jusqu’à 3 ou 4 kg, moins fréquemment mais non rarement, des sandres de 10 à 12 kg. La capture de spécimens de plus de 15 kg a été enregistrée, en Loire notamment.


Pêche du Doré au Québec...

LA PERCHE


Classe : Poissons

Ordre :

Famille :

Genre et Espéce :


Description :
La perche était commune en France aussi bien en eau courante que dormante. Si elle est plus rare aujourd’hui, c’est à cause de sa sensibilité aux pollutions. C’est sans conteste un des plus jolis poissons qui soient.

Son corps est ovale, un peu comprimé, recouvert d’écailles cténoïdes rugueuses. Elle est pourvue de deux nageoires dorsales sans intervalle : la première est soutenue par 13 à 15 rayons épineux, la seconde, plus courte et moins haute, comporte 1 rayon épineux et 13 à 15 rayons souples. Son dos gris verdâtre est marqué de 5 à 7 bandes verticales foncées caractéristiques qui lui ont valu le surnom de « zébrée » ; le ventre est gris blanchâtre et les nageoires orangées. Remarquons aussi la tache noire à l’extrémité postérieure de la première dorsale ; les teintes peuvent varier selon les milieux et les individus.

Les perches mesurent de 20 à 30 cm ; les beaux sujets atteignent 50 à 60 cm, mais ils sont plus rares. Dans certains plans d’eau les perches demeurent naines ; le manque de nourriture et la dégradation des biotopes semblent être les principales causes de ce nanisme.


Reproduction :

La reproduction intervient au printemps, généralement en mars-avril lorsque la température de l’eau atteint les 14°C, et chaque femelle pond environ 100 000 œufs par kg de son poids. Les œufs, mesurant de 2 à 2,5 mm de diamètre, sont agglomérés en un cordon accroché aux branchages ou aux racines immergées. Après incubation des œufs, pendant une dizaine de jours, naissent les alevins transparents de 5 mm de long ; ils résorbent leur vésicule vitelline en 10 jours. Dès la naissance, les alevins restent en bancs compacts et exploitent un zooplancton microscopique qui constitue l’essentiel de leur nourriture.



Nourriture :

Perchettes et perches adultes se nourrissent de vers, de mollusques, de crustacés, de larves d’insectes aquatiques, de têtards, de petites grenouilles et enfin d’alevins et de poissonnets. Même dans des conditions normales, leur croissance est lente : perche de 1 an, 8 cm de long ; à 7 ans, 25 cm ; à 8 ans, 28 cm ; la perche parvient ainsi jusqu’à 500 ou 600 g. cependant, pouvant vivre jusqu’à 16 ans environ, elle peut exceptionnellement atteindre 1,5 kg pour 50 cm.


LE BLACK BASS

Classe : Poissons

Ordre : Perciformes

Famille : Centrarchidae

Genre et Espéce : Micropterus

(Micropterus salmoides)

Description :

Originaire d’Amérique du Nord, le black-bass à grande bouche est un poisson eurytherme (il s'accommode d'une plage de températures importante).

Il a été introduit en Europe vers 1890.
Il se plait dans les eaux tempérées entre 13 et 25°C au moins six mois par an, claires et propres, des lacs, étangs et parties calmes des cours d'eau.
Il est souvent comparé à la perche. S’il est un poisson de sport, c’est bien celui-là, et les pêcheurs aux leurres regrettent de ne le trouver qu’en certains points du territoire national.
Il existe plusieurs espèces de black-bass mais à notre connaissance seul le black-bass à grande bouche est présent dans les eaux françaises même si régulièrement la présence de black a petite bouche (micropterus dolomieu) semble être signalée par certains pêcheurs.
Son corps est ovale et sa tête représente le tiers de sa longueur, sa mâchoire inférieure proéminente et sa gueule largement fendue lui permettent de s'attaquer à des proies très volumineuses.
Sa nageoire dorsale comprend une partie constituée de rayons épineux (9 a 10 ) pour se protéger des prédateurs et d'une partie se composant de rayons rameux.
Le black-bass a généralement un dos très foncé de couleur vert olive et un ventre de couleur argentée ; ses flancs laissent parfois apparaître une bande de losanges noirs ( à noter que la couleur du black varie beaucoup en fonction du poste dans un même plan d'eau, les poissons pris sous la couverture végétale auront des teintes beaucoup plus foncées que les poissons pris en pleine eau).
Si le biotope s’y prête, et s’il est bien protégé, le black-bass peut avoir une espérance de vie de 10 ans.




Techniques de pêches aux Carnassiers

1. La pêche au posé
C'est incontestablement la technique la plus utilisée.
Elle est en effet simple à mettre en œuvre et nécessite un matériel peu sophistiqué.
De plus, la pêche dite "au posé" donne des résultats constants et permet souvent de déjouer la méfiance des gros poissons.
Le principe est de proposer un appât sur un poste de tenu des carnassiers, qui ne résisteront pas à une proie facile, et d'attendre le moment magique de frénésie alimentaire.
On peut aussi se trouver sur le passage d'un banc de carnassiers en chasse.
Cette pêche se pratique avec ou sans flotteur, du bord comme en barque.
Le grammage du flotteur est directement lié à la taille des esches employées. 4-10 g pour la perche et le sandre, 10- 25 g pour le brochet.
On utilise des esches naturelles vivantes (gardons, ablettes, vairon, goujon, vers...) ou mortes, présentées sur le fond ou légèrement décollées.
Pour la pêche du brochet, pensez à utiliser un bas de ligne en acier, afin d'éviter que ses 700 dents ne coupent votre montage.
Le choix du matériel est directement lié aux poissons recherchés.
Pour des raisons d'efficacité et de plaisir, vous ne pêcherez pas la perche avec le même équipement que pour le silure.
De 3,50 m à 6 m selon que vous cherchiez à atteindre un banc de nénuphars loin de la berge ou un arbre en bordure, préférez une canne télescopique d'une puissance de 50 à 150 g.
Polyvalente, elle est, une fois repliée, d'un faible encombrement.
Vous bénéficierez alors des avantages d'une grande canne sans les inconvénients.

perche et black-bass, 28 à 35/100 pour le brochet)C'est un bon choix.
Le moulinet n'est ici qu'une réserve de fil.
Cette technique ne nécessitant pas de nombreux lancés-ramenés, elle épargne son mécanisme.


Cependant, un modèle équipé d'un frein puissant vous aidera à brider vos prises en pêche d'obstacle notamment.
Sa capacité doit être de 150 à 200 m de nylon (20 à 25/100 pour le sandre,
.
La pêche au posé peut aussi être itinérante "à roder" pour prospecter plusieurs postes à différentes heures de la journée.

2. La pêche au lancer
Par opposition à la pêche au posé, c'est l'action de ramener qui fait travailler votre leurre artificiel.
Cette pêche très active vous permet d'explorer de vastes étendues d'eau et d'aller à la rencontre des poissons.
Véritable traque, vous pouvez aussi déclencher une attaque d'un poisson peu mordeur par simple reflex d'agressivité.
L'action de pêche ne consiste cependant pas à ramener mécaniquement un leurre, il convient au contraire de l'animer en variant la vitesse et la hauteur afin de simuler la vie.






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Le choix de la canne est déterminant.
Sa longueur et sa puissance sont fonction des leurres utilisés.
De 1,80 m à 3,30 m, d'action semi-parabolique ou de pointe (ferrage plus rapide), les cannes à lancer sont généralement en carbone à emmanchement pour une meilleure action.
Les cannes inférieures à 2,70 sont destinées à la pêche en bateau (moins encombrantes).
Celles dépassant 2,80 m sont généralement utilisées du bord pour gagner en amplitude et atteindre des postes de pêche à grande distance.
On distingue trois grandes familles de cannes pour la pêche au lancer :
- canne à lancer léger, entre 1,80 m et 2,10 pour la pêche des black-bass et des perches.
D'une puissance de 5 à 20 g, on utilise des petits leurres (cuiller tournante n°0 à 2 et des poissons nageurs de 3 à 7 cm).


- canne à lancer mi-lourd, entre 2,40 et 3 m pour le sandre et le brochet. D'une puissance de 10 à 60 g, on utilise des leurres de tailles moyennes (cuiller tournante ou ondulante n°3 à 5 et des poissons nageurs de 9 à 16 cm).


- canne à lancer lourd, entre 2,70 m et 3,30 m pour la traque des gros carnassiers. D'une puissance de 20 à 80 g ou plus, pour contrôler des leurres de grosses tailles qui offrent une grande résistance dans l'eau en action de pêche (cuiller tournante ou ondulante n°6 et plus, poissons nageurs de 18 cm et plus).


Le moulinet est très souvent sollicité et doit être équipé de roulements à billes pour ménager le mécanisme.
De type léger ou mi-lourd, il doit être muni d'un frein puissant et progressif, d'une capacité de 150 m de nylon de 20 à 35/100.
L'utilisation d'un nylon fluo est recommandée pour suivre la progression de votre leurre dans les endroits encombrés.
Vous pouvez pêcher en tresse, mais votre canne doit être équipée d'anneaux Sic (plus résistants à l'abrasion).
N'oubliez pas que l'utilisation de la tresse dépourvue d'élasticité (pour plus de sensations et un ferrage immédiat) demande plus de doigté que celle d'un nylon (élastique donc plus tolérant) lors du contact avec un poisson.
Par ailleurs, sa résistance beaucoup plus grande que celle d'un nylon permet de réduire considérablement le diamètre utilisé pour gagner en discrétion et distance de lancer.


3. La pêche au manié
On entend par pêche au manié, le maniement par bonds successifs d'un leurre souple ou poisson mort dans le but de simuler le comportement d'un poisson vivant.
L'animation gagnera à être lente voir très lente pour tromper les plus gros sujets.
Pour ressentir les touches, la bannière (partie du nylon entre le scion et votre leurre) doit rester parfaitement tendue pour garder le contact ; la majorité des attaques ayant lieu dans la phase descendante de l'animation.
Cette technique est la plus sportive des pêches des carnassiers.

Elle réclame une bonne connaissance des lieux prospectés et une grande sensibilité tactile et visuelle pour percevoir les plus infimes tirées ou déplacements anormaux du fil en surface.
Ces indicateurs traduisent la présence d'un carnassier en train de se saisir de votre leurre.
Ils doivent être sanctionnés par un ferrage rapide et puissant, car le carnassier rejette aussi vite qu'il attaque lorsqu'il découvre le subterfuge.
Parfois difficile à déceler pour un pêcheur inexpérimenté, ces sensations de pêche sont parmi les plus intenses.
La pêche au manié doit beaucoup à Monsieur Albert DRACHKOWITCH.




C'est en 1967 qu'il prit son premier sandre au poisson mort manié.

Il a mis au point une monture spéciale (qui porte son nom) pour fixer sur un poisson mort, deux hameçons triples (un en tête et un en queue).
Cette monture, mondialement connue, à la particularité d'être articulée, et permet un maniement libre de toute contrainte.
Là aussi, le but est de faire vaciller votre leurre de telle façon qu'il imite un poisson blessé en difficulté.
Il devient alors, la proie de prédilection des carnassiers.
Les matériels spécifiques à cette pratique ne souffrent pas la médiocrité.
La canne doit être raide, en carbone, pour transmettre au mieux les contacts et supporter la violence du ferrage.
Destinée à être maniée des heures durant, choisissez-la légère (moins de 200 g).
Sa longueur est généralement comprise entre 2,50m (en bateau) et 3,30 m (pour la pêche du bord en lac ou fleuve profond).
La plus polyvalente est une canne de 2,70m-2,80 m.

La puissance couramment requise est de 10/50 g mais peut aller jusqu'à 80 g si vous utilisez de gros leurres.
La présence d'anneaux Sic est indispensable pour l'utilisation d'une tresse.

Sensations garanties et ferrage "100 000 volts".

Un moulinet à tambour fixe de type lancer léger doit parfaitement équilibrer l'ensemble.
Equipé de plusieurs roulements à billes, sa rotation n'en sera que plus douce.
Le frein avant (plus puissant qu'à l'arrière) doit être progressif et offrir un réglage quasi-millimétrique.
L'anti-retour infini vous garantit la possibilité de ferrer immédiatement, dans toutes les phases de rotation du moulinet.
C'est une fois encore, un gage de réactivité.
Le nylon le plus utilisé est le 28/100.
Fluo pour une meilleure visibilité, ne dépassez pas 35/100.



Vous perdriez en sensations et distance de lancer.
Hormis la monture "DRACHKO" spéciale poisson-mort, qui est rappelons-le une arme redoutable, il existe une très grande diversité de leurres souples.


De toutes les tailles et de toutes les couleurs l'imagination des fabricants est sans limite. La forme "virgule" appelée "twist" est très efficace pour le sandre.



Il existe aussi des imitations de poissons "shad" excellentes pour le brochet.



En plastique souple, le leurre est généralement armé sur une "tête plombée".



Plus de têtes plombées et toutes les infos qui vous aideront à bien le utiliser.!

Il y a une dizaine d'années, bon nombre de pêcheurs se sont rendu compte de l'efficacité des leurres souples pour capturer sandres, silures, perches et brochets en eau profonde, en fleuve et rivière, dans les retenues de barrages ou grands lacs naturels.
Grâce à la mise au point de têtes plombées (notamment les plombs sabot), la pêche dite « à la verticale » est devenue possible.
Les pêcheurs en mer se sont emparés à leur tour de ces techniques pour traquer les bars dans des couches d'eau qui sont inaccessibles avec des leurres durs même très crankbaits ou les longbill minnow.




Le rôle des têtes plombées
Avant toute chose, l'adjonction d'une tête plombée à un leurre souple de type shad ou Fin-S a pour but d'augmenter sa masse.
En effet, les leurres " pies réalisés avec des polymères sont peu denses et par conséquent légers pour être propulsés à distance ou pour atteindre rapidement les profondeurs adéquates puis tenir dans le courant.
Lester un leurre au niveau de sa tête est donc nécessaire pour le rendre opérant.
Si l'unique rôle d'une tête plombée était d'augmenter la masse du leurre, un simple plomb suffirait.
Mais en fait on constate que les fabricants en ont mis au point de formes diverses et variées, si bien qu'il est possible d'animer les leurres souples de différentes manières à former une agrafe.
Les têtes plombées types comportent un hameçon simple qui sert donc de structure.
Ce dernier peut avoir une hampe plus ou moins longue.
Le point commun à tous les hameçons qui équipent ces têtes est que leur hampe (au niveau de l'œillet) est recourbée vers l'intérieur de façon à former un angle droit.
De cette manière le point d'attache (l'œillet) avec la ligne se situe sur le dessus de la tête.
Pour permettre de bien fixer la tête au leurre souple, un cylindre en plomb prolonge la tête sur une partie de la hampe.
Ce cylindre présente généralement des ergots ou des sortes d'anneaux qui sont censés ancrer la tête dans le leurre.
Ces systèmes ne sont pas toujours très efficaces et ils ont tendance à déchirer le leurre.
Pour assurer une bonne fixation, le mieux est d'avoir recours à de la glu.
Il existe cependant d'autres systèmes de fixation.
Par exemple certaines têtes sont munies d'une sorte de tire-bouchon en corde à piano qui se prolonge autour de la hampe de l'hameçon.
On trouve aussi des systèmes d'agrafe que l'on pique dans le leurre pour le bloquer.
En ce qui concerne les formes de plombs, il en existe de différentes sortes.
Certaines n'ont que peu d'influence sur la nage du leurre, tandis que d'autres ont des effets bien plus remarquables.




Tête Articulée.:
La grande particularité des têtes articulées est que l'hameçon qui
y est relié par l'intermédiaire de son œillet est mobile.
Ainsi, le corps du leurre est beaucoup moins rigidifié par la présence de la hampe de l'hameçon.
L'animation est ainsi bien plus expressive et le potentiel vibratoire du leurre souple bien mieux exploité.
Autre avantage, sur certains modèles, vous pouvez changer d'hameçon
très facilement.



Têtes rondes, rugby ou football.:
Les têtes rondes sont les plus classiques et les plus connues car ce sont les premières qui ont été développées.
Elles permettent de lancer le leurre avec précision et l'entraînent rapidement au fond de l'eau.
Elles peuvent s'utiliser pour dandiner sur le fond, mais elles sont également très efficaces pour pêcher en lancer-ramener, en faisant évoluer le leurre entre-deux-eaux.
Les têtes rugby empêchent le leurre de basculer sur le côté lors d'une animation sur le fond.
Cela optimise la présentation et réduit les risques d'accrochage.




Têtes sabots.:
Comme leur nom l'indique, ces têtes sont facilement reconnaissables à leur forme de sabot.
Grâce à ces modèles, on peut pêcher « à gratter », c'est-à-dire en faisant taper la tête sur le fond, puis en la remontant faiblement à une fréquence plus ou moins élevée.
Monté sur un plomb sabot, un leurre stabilisé sur le fond se présente tête en bas, de manière oblique, et il ne risque donc pas de
s'accrocher.
Il imite ainsi un petit poisson en train de fouiller dans le substrat.
Cette présentation est donc très attractive



Têtes imitatives et profilées plates triangulaires.:
Elles ont une forme triangulaire et ressemblent avec plus ou moins de détails à une tête de poisson.
Il existe des têtes plombées imitatives en forme de plomb sabot tandis que d'autres sont assez planantes.
Un leurre équipé de ce genre de tête peut s'animer en dandine ou en lancer-ramener.
Ces têtes sont très peu adaptées pour les pêches sur le fond, puisque, dès qu'elles se posent dessus, le leurre bascule sur le côté et perd donc toute son attractivité.


Têtes spécifiques.:
Les concepteurs de têtes plombées ne manquent pas d'imagination.
Ainsi, on trouve désormais des modèles à bavette, des têtes très allongées, d'autres à la forme très effilée.
Certaines comportent un point de fixation supplémentaire pour ajouter un hameçon triple.
Celles qui connaissent le plus de succès finissent tôt ou tard par être imitées.
C'est le cas de bien des prototypes.



Têtes planantes.:
II s'agit de têtes plombées dont la forme influe sur l'hydrodynamisme du leurre et provoque ainsi des turbulences.
Si on les retourne, on s'aperçoit qu'elles sont légèrement creusées ou qu'elles
présentent une partie aplanie.
En général, ces modèles sont assez légers.


Ainsi lorsqu'on laisse descendre un leurre grâce à l'inertie de
la tête plombée, il a tendance à virevolter dans l'eau, ou à se
comporter comme une feuille qui tombe d'un arbre.
Les têtes planantes peuvent aussi s'utiliser en lancer-ramener.



Montage " Tirette "
C'est une sorte d'hameçon simple avec une chevrotine qui selon le grammage, vous permet de prospecter différentes profondeurs.
Pour choisir vos leurres, pensez également à vous rapprocher de la couleur de la robe du poisson fourrage présent sur votre lieu de pêche.
On peut également rappeler cet adage : "eaux claires, leurres clairs" et inversement.



Texas Rig :
Montage Texan basique dont la balle coulissante laisse une grande liberté
de nage et annule le poids du lest lorsque le poisson se saisit du leurre.
Peu adapté, en revanche, aux postes très encombrés comme les arbres et autres bois morts.






Texas Rig fixe :
Variante dont le lest est bloqué grâce à un stop-float
positionné en amont.
Ce montage permet de prospecter des postes vraiment sales sans accrocher.
Il offre, en plus, un gain de précision lors des lancers et de la pénétration

de l'obstacle.



La pêche à la tirette
Cette technique a été développée par les pêcheurs du bassin de la Saône, lorsque les résultats au mort-manié étaient décevants.
Elle s'applique surtout à la pêche du sandre et consiste à ramener lentement sur le fond, par tirées et pauses successives, un poisson mort ou vif ou un leurre souple.


Le montage, très simple, est constitué d'un lest (olive ou plomb spécial tirette, de 4 à 15 g).
Il est suivit d'un émerillon qui relie votre corps de ligne au bas de ligne.
Celui-ci est équipé d'un hameçon simple et mesure de 30 à 80 cm.
En situation de pêche, le lest vient gratter le fond et soulève des particules qui forment un halo attractif.
Délicate et très tactile, cette pêche nécessite une canne spéciale tirette.
Elle est légère, équipée d'un scion fluo souple pour mieux percevoir les touches, et d'un longueur de 2,70 m à 3 m.
Un moulinet à tambour fixe de taille lancer léger, équipé de roulements à billes, convient parfaitement.
Doté d'un frein progressif et puissant, il doit contenir 150 à 200 m de 20 à 26/100 de nylon.
Quand le poisson est difficile, la tirette fait souvent la différence.


MATÉRIEL TYPE


PECHE AU POSE
- canne télescopique à anneaux, en fibre de verre ou en carbone, de 3,50 m à 4 m,
d'une puissance de 20 à 80 g pour la perche, 60 à 120 g pour le sandre et brochet.


PECHE AU LANCER
- canne à anneaux, légère à emmanchement, en carbone, à action semi-parabolique ou de pointe.
- lancer léger, de 1,80 m à 2,10 m, d'une puissance 5 g à 20 g pour la perche et le black-bass
- lancer mi-lourd, de 2,40 m à 3 m, d'une puissance de 10 à 60 g pour le sandre et brochet.
- lancer lourd, de 2,70 m à 3,30 m , d'une puissance de 20 à 80 g pour le sandre ou le brochet avec de gros leurres.



PECHE AU MANIE
- Canne manié à anneaux Sic pour la tresse, légère en carbone, de 2,50 m en bateau et de 3m à 3,30 m du bord, d'une puissance de 20 g à 80 g.


PECHE A LA TIRETTE
- canne spéciale tirette à anneaux, légère en carbone, équipée d'un scion fluo, de 2,70 m à 3 m, d'une puissance de 10 g à 30g.


LES MOULINETS

- Type lancer léger ou mi-lourd, à roulements à billes, frein avant puissant et progressif, équipé d'un anti-retour infini, et d'une capacité 200 m de 25/100 pour le sandre, la perche et le black-bass, au posé, manié ou tirette ; et de 200 m de 35/100 pour le brochet au posé.

LES NYLONS

· 20 à 25 /100 : pêche à la tirette et pêche au posé du sandre et de la perche.

· 25 à 30/100 fluo : pêche au lancer et pêche au manié de tous les carnassiers.

· 30 à 35/100 : pêche au posé du brochet.



LES LEURRES

· Monture type DRACHKO spéciale poisson mort-manié.

· Leurre souple monté sur tête plombée de 5 à 20 g selon la profondeur et la force du courant.

· Cuiller tournante n°0 à n°2 pour la perche et le black-bass, n°3 à n°5 pour le sandre et brochet, n°6 et plus pour les gros brochets.

· Poissons-nageurs, de 3 à 7 cm pour la perche et le black-bass, de 9 à 16 cm pour le sandre et brochet,
et plus de 18 cm pour les gros brochets